Description

La pédagogie de la coopération ce n'est pas le travail d'équipe

Contexte
Définition et avantages de la pédagogie de la coopération
Bâtir une activité d'apprentissage basée sur le modèle de coopération.

Contexte général

Depuis de nombreuses années, les enseignants ont recours au travail en équipe pour faire accomplir aux élèves diverses tâches scolaires. Lors du travail en équipe, en règle générale, les élèves exceptionnels réussissent en dépit de la dynamique des groupes. Mais ils éprouvent aussi de la frustration et se sentent peut-être même trahis par l'enseignant, car ces regroupements leur semblent injustes. Cette situation résulte donc en une surcompensation pour maintenir la performance individuelle. La structure de ces groupes permet aux élèves peu intéressés ou non motivés de « se faire porter par la vague » et de limiter leur participation, peut-être parce qu'ils souffrent d'un complexe d'infériorité ou parce qu'ils estiment avoir peu à offrir.

Auparavant, on formait des groupes homogènes suivant le niveau d'habileté des élèves, de sorte à séparer les plus compétents de leurs pairs et ainsi être en mesure de leur offrir le soutien supplémentaire dont ils ont besoin pour exceller. On réunissait également les élèves moins compétents pour leur permettre d'avoir, eux aussi, accès à l'enseignement à leur niveau. Dans ces méthodes de regroupement traditionnelles, on négligeait la majorité des élèves dont le niveau scolaire correspondait tout simplement à leur année d'études. Un tel groupe d'apprenants est suffisamment motivé et stimulé, mais a rarement la chance d'interagir avec des élèves de calibres différents.

Les méthodes d'enseignement ont changé ces dix dernières années. Les programmes actuels du ministère de l'Éducation du Québec reflètent le besoin de structurer le travail en groupe pour permettre une construction du savoir de la part de l'élève. Un élève est prêt à apprendre s'il détecte au sein du groupe un climat de sécurité, d'acceptation et de solidarité, bref un climat positif. En utilisant la coopération, l'enseignant ne peut pas prendre pour acquis que tous les élèves, même s'ils sont bien motivés, sauront interagir en équipe pour se créer de nouvelles structures intellectuelles et des nouvelles compétances. Ces processus demandent beaucoup d'énérgie et pour se faire doivent être supportés par un environnement d'apprentissage favorisant un défi intellectuel, dans les conditions affectives et organisationnelles favorables. D'abord il faut admettre les besoins très variés de nos élèves : ceux qui ont une personnalité dominante, les timides, les impulsifs, les intavertis. Avant même à faire avec tous les styles d'apprentissage réprésentés dans nos classes nous devons nous poser la question : comment comment structurer l'environnement d'apprentissage pour permettre les meilleurs résultats à long terme Pas une moindre tâche. La préparation du contexte favorable à la coopération pose sur les prémises de psychologie, admettant qu'il ne serait pas facile à tous de coopérer. Ceci dit il faut admettre qu'il serait souhaitable, pour diverses raisons, d'apprendre comment coopérer et de le faire.

La coopération en classe est une stratégie d'enseignement et une stratégie d'apprentissage. Les enseignants structurent leurs cours de façon à augmenter l'interaction propre à l'assimilation de la matière. Au moyen de structures coopératives également, les élèves mettent à contribution leur savoir préalable, établissent des relations et réfléchissent sur leur mode d'apprentissage et leur fonctionnement en équipe. Pour assurer le succès des activités structuré d'après la coopération, nous devons les intégrer dans une demarche à long terme. Cette plannification qui se base sur le développement des valeurs ches les apprenants s'appelle la pédagogie de la coopération. C'est une philosophie d'éducation en elle-même qui guide l'apport de l'enseignant, l'aide à se définir davantage comme un facilitateur, accroît la participation des élèves, favorise leur réussite et permet aux élèves et aux enseignants d'interagir en classe dans un contexte pédagogique différent. Sur la plan philosophique, mentionnons que cette philosophie a une incidence sur la culture de l'école : l'interaction des enseignants, l'organisation du pouvoir dans l'école, la prise en charge partagée de la réussite.

Une fois que les enseignants assimilent la coopération à une valeur et prêchent par l'exemple, elle exercera une influence prédominante, omniprésente, sur les interactions élève-enseignant, enseignant-enseignant, enseignant-administrateurs-parents, communauté-société. La coopération vient enrichir l'imposant répertoire des stratégies que possède l'enseignant, qu'il manie avec succès, en lui faisant voir l'apprentissage des élèves sous un autre angle.

Le contexte scolaire actuel


Dans les classes au Québec et partout au Canada et aux États-Unis, on note non seulement une diversité culturelle grandissante mais aussi des aptitudes scolaires inégales. Créer des situations d'apprentissage où les élèves verbalisent, analysent, évaluent, précisent leur pensée, discutent et écoutent constitue un but de l'apprentissage coopératif. En faisant fond sur ces habiletés et sur une solide confiance en soi, nous construisons notre avenir. L'apprentissage coopératif est une méthode pédagogique passionnante qui favorise l'apprentissage par la coopération et de la coopération.

Dernière mise à jour: 02.08.2001
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