Description

Bâtir une activité d'apprentissage basée sur le modèle de coopération et ses composantes

1. L'esprit d'équipe et l'esprit de classe sont essentiels pour que les membres des éqiuipes se voient comme des apprenants participatifs.
2. Le regroupement hétérogène
3. L'interdépendance et la responsabilisation
4. L'enseignement explicite des habiletés coopératives
5. La réflexion critique
6. Le rôle de l'enseignant dans la classe coopérative en devient un de consultant et de facilitateur.

Pour structurer une activité d'apprentissage en coopération et assurer son succès, il nous faut la bâtir sur toutes les six composantes de coopération. Ceci préssupose souvant une phase préparatoire en guise du développement d'esprit de classe et d'équipe.

1. L'esprit d'équipe et l'esprit de classe sont essentiels pour que les membres des éqiuipes se voient comme des apprenants participatifs.

Il est d'abord important d'assurer un climat de confiance à l'interieur des éqipes de travail. La connaissence mutuelle des coéquipiers débouche sur l'acceptation, la confiance et l'entraide. Nous devons maintenant jouer le rôle d'un facilitateur pour assurer une dynamique de groupe positive. Favoriser le développement d'un esprit d'équipe et d'un esprit de classe vise les cinq objectifs suivants :

  • Apprendre à se connaître.
  • Acquérir une identité.
  • Offrir un soutien à l'apprentissage.
  • Respecter les différences individuelles.
  • Développer une communication efficace.
En fait, on cherche d'abord et avant tout à créer une atmosphère qui favorise l'apprentissage dans un contexte plus naturel. Les élèves seront plus enclins à apprendre et à fournir l'effort nécéssaire.

Cette étape initiale de consolidation de l'équipe est une bonne occasion de parler pour apprendre. L'objectif est donc double, c'est-à-dire à la fois scolaire et coopératif. Une fois que l'esprit de corps est établi au sein des groupes et que les élèves assument bien leur rôle de membre, nous présentons le contenu. Le contenu est enseigné de diverses façons à l'aide d'un large éventail de méthodes, de techniques et de stratégies.

 

2. Le regroupement hétérogène


Les équipes peuvent être formés soit par les élèves soit par l'enseignant, selon les objectifs de la situation d'apprentissage. Souvent, les équipes formés par les élèves sont faibles, car ces derniers choisiront leurs coéquipiers en fonction des liens d'amitié qui les unissent sans tenir compte des compétences nécessaires au bon fonctionnement du groupe. Structurer des groupes représente une tâche complexe. Nous devons prendre en considération différents facteurs, notamment les traits de personnalité, les niveaux d'habileté, les antécédents socio-économiques, l'origine ethnique et le sexe. Une fois les groupes créés, il ne suffit pas de rassurer les élèves en leur disant simplement qu'ils pourraient en retirer d'importants bénéfices. Les équipes sont structurées de façon à respecter une certaine hétérogénéité. Il faut garder en tête les habiletés académiques, les diversités culturelles et linguistiques ainsi que le sexe des apprenants. Il ne faut pas négliger les personnalités fortes (leader) et faibles de la classe en structurant les équipes d'apprentissage.

Les élèves sont placés dans des groupes hautement structurés afin de créer un microcosme dans la classe. Il est important toutefois que les élèves de compétences similaires aient l'occasion de travailler ensemble à d'autres moments. C'est cet équilibre qui permet à tous de réussir. Le fait d'équilibrer des activités d'apprentissage coopératif et individuel permettra aussi d'atteindre un plus grand nombre de besoins très variés de nos élèves.

 

3. L'interdépendance et la responsabilisation


Les élèves travaillent ensemble pour atteindre un but commun, empathiser et s'encourager les uns les autres à réaliser leur plein potentiel. Nous devons structure l'interdépendance de divers façons, mais le but est toujours le même : développer une perception chez l'élève qu'il dépend des ses coéquipiers et qu'ils dépendent de lui pour apprendre. Cette relation de mutualité positive est le coeur de la coopération. Les situations d'apprentissage sont structurées de sorte à y inclure un but commun, des rôles, une répartition du travail et une distribution limitée du matériel. L'interdépendance peut être structurée de bien d'autres façons également. L'élément crucial de la troisième composante est le sentiment de responsabilité que chacun doit développer face à lui-même et face à la situation d'apprentissage. Tous les élèves sont responsables et comptables de leur performance devant eux-mêmes et devant le système scolaire (notes, bulletins, enseignants et parents). Il est important que les évaluations individuelles, formatives et sommatives, mettent l'accent à la fois sur la structure coopérative de l'apprentissage et sur la performance de chacun.

 

4. L'enseignement explicite des habiletés coopératives


Les enfants qui intègrent le système scolaire ne possèdent pas nécessairement de bonnes habiletés de coopération. Si le status quo est maintenu, bon nombre d'élèves n'auront pas l'occasion d'interagir avec leurs pairs sauf à l'école et dans certaines relations sociales. L'écoute active, par exemple, une des habiletés en communication interpersonnelle, peut éliminer en partie la frustration d'un jeune qui est incapable de communiquer, à condition d'être utilisée à son plein potentiel. à chaque fois qu'un individu est en présence d'un style d'apprentissage de son camarade, avec une idée ou expérience qui divergent des leurs, il est susceptible de se sentir confronté. il a donc besoin de se maîtriser, de se dépasser et de communiquer d'une façon empathique dans le but de reconstruire son savoir et d'aider l'autre à faire pareillement.

Ces habiletés doivent leur être enseignées de façon explicite. Le programme d'enseignament des habiletés coopératives s'insére dans notre plannification à long terme et s'exprime dans les activités précises ponctuelles. Alors il ya toujours deux objectifs rattachés à une activité coopérative : un objectif de contenu (par exemple: additionner des fractions) et un objectif de coopération (pratiquer l'habileté : critiquer les idées et non leurs auteurs). Il existe plusieurs façons d'enseigner ces habiletés.

 

5. La réflexion critique


La métacognition, ou la prise de conscience sur sa propre démarche est une étape indispensable de tout apprentissage, mais surtout pour réussir la coopération Aprèr chaque activité d'apprentissage en coopération, l'élève réfléchi sur son fonctionnement à l'intérieur de l'équipe et sur la pratique des habiletés coopératives durant l'activité.

Ce processus peut prendre différentes formes : de la discussion à une série de questions visant à provoquer un examen critique des comportements tant individuels que collectifs. Cette étape de l'évaluation de la dynamique de groupe ne peut pas être oubliée ou négligée en raison d'un manque de temps.

 

6. Le rôle de l'enseignant dans la classe coopérative en devient un de consultant et de facilitateur.


Au debut c'est le plus grand défi de "laisser les élèves discuter" sans avoir le contrôle du sujet ni des connaissances qu'ils sont en train de se bâtir. Cette impression qu'un enseignant débutant la coopération a peut parfois freiner ses efforts d'adopter cette méthodologie. Nous devons d'abord suivre les valeurs de coopération tels que la confiance et l'ouverture aux autres (et donc l'ouverture d'esprit) pour réaliser les bénefices en terme d'apprentissage et de développement social et personnel de nos élèves. Ensuite nous réalisons que nous n'avions plus de "contrôle des savoirs" de nos élèves auparavant. Et enfin nous développons quelques stratégies efficaces pour vérifier et corriger les découvertes erronées. Notre nouveau rôle implique quelques decisions et quelques comportements à apprendre. Après avoir structuré l'activité, nous observons et intervenons au sein des équipes au besoin. Nous devons apprendre l'art de donner une rétroaction efficace, qui responsabilise les élèves.

Dernière mise à jour: 02.08.2001
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